Le coin cinéma : Mommy (2014)

Une veuve mono-parentale hérite de la garde de son fils, un adolescent TDAH impulsif et violent. Au coeur de leurs emportements et difficultés, ils tentent de joindre les deux bouts, notamment grâce à l’aide inattendue de l’énigmatique voisine d’en face, Kyla. Tous les trois, ils retrouvent une forme d’équilibre et, bientôt, d’espoir.


Voir un film de ou avec Xavier Dolan, c’est la promesse de sauter à pieds joints dans un univers. Certains dirons particulier, parfois même trop particulier. Xavier Dolan, on adhère, ou pas. Pour ma part, j’ai toujours adhéré à ses productions et aux films dans lesquels il a joué ; en somme, j’aime beaucoup l’acteur et le réalisateur, même si je n’ai pas tout vu. J’ai tué ma mère, Les Amours Imaginaires, Juste La Fin Du Monde, Martyrs (si, si, il y fait une apparition) sont autant de films effectivement très particuliers, mais que j’ai adorés. Quant au clip d’Indochine, College Boy, c’est un des meilleurs à mes yeux, d’autant plus qu’on y retrouve l’acteur du film dont je vais vous parler, rapidement, aujourd’hui.
Alors lorsque Netflix a annoncé que Mommy était disponible, film de (mais sans) Xavier Dolan, je me suis rué dessus. Alors, que vaut-il ce Mommy dont on parle tant ?

Steve est un garçon atteint du Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) qui se fait exclure du centre dans lequel sa mère l’a envoyé. Mère et fils se retrouvent donc à vivre sous le même toit, en compagnie de la violence incontrôlable du jeune homme. Mommy, c’est l’histoire d’une mère et d’un fils qui s’aiment plus que tout au monde, c’est indéniable, mais qui se déchirent autant qu’ils s’adorent. Une relation fusionnelle, mais destructrice. Mommy, c’est ça. De l’amour et de la violence poussées à l’extrême, et magnifier par l’incroyable performance des acteurs : Anne Dorval dans le rôle de la mère, et Antoine-Olivier Pilon dans le rôle de Steve. Et au centre du duo, une discrète mais non moins incroyable Suzanne Clément, dans le rôle de la voisine renfermée sur elle-même, incapable d’aligner deux mots sans buter sur l’un d’entre eux. Une femme qui amène une certaine sérénité, beaucoup de tendresse s’il était nécessaire d’en apporter plus, mais surtout qui illumine l’ensemble du film bien poisseux, bien noir, un film qui tord les tripes jusqu’à les essorer complètement.
C’est un film qui passe du rire aux larmes, du bonheur à la haine, et qui ballotte le spectateur autant que les personnages sont tiraillés.

Le trio d’acteurs est tout simplement exceptionnel, somptueux, voire majestueux. La beauté de l’histoire et de la performance font passer le souci de compréhension du français québécois au second plan, et de toute façon on s’en fiche bien : c’est sous-titré. Chaque phrase est expulsée avec intensité et les scènes faites de violence sont d’une puissance incroyable, aussi belles qu’elles sont en réalité déchirantes. Les émotions vont crescendo, toujours plus fortes, toujours plus cruelles, jusqu’à cette fin, l’ultime instant de jeu des acteurs qui ont tout donné. Une fin déchirante mais marquante qu’on était loin de voir arriver. En peu de mots, Mommy est un pur bijou.

Les images et synopsis de cet article ont été pris sur le site Allociné.

10 commentaires sur « Le coin cinéma : Mommy (2014) »

  1. Un film incroyable. Aller le voir en salle (bon de toutes facons c’est trop tard), c’est la garantie d’une expérience. Je ne saurais dire, c’est plusqu’un film. Le rythme est hystérique, les émotions sont décuplées. Un grand grand réalisateur !

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