Guillaume Lecler – Deux zéros et demi

51BL87nLxeL._SX328_BO1,204,203,200_Les dieux se querellent une fois de plus ; cette fois, sur une question existentielle : la détermination. Et avec eux, ça ne se règle pas devant une chope dans une taverne. La Chance et le Destin, aussi bas de plafond que leurs ouailles, décident pour se départager de s’attacher les premiers bras cassés venus. Pas la fine fleur de la chevalerie, loin de là ! Ethinor, barbare mégalomane, Jermold, magicien incompétent, et Tallia, guerrière… (non, d’elle, on ne dira rien : trop risqué) se retrouvent bien malgré eux mêlés à un complot inextricable : il ne s’agit que de s’opposer à des démons, dieux et nécromants pour regagner ce qui leur est le plus précieux et accessoirement sauver le trône de l’Empire … Une broutille. 

De l’érotisme (un peu), de l’humour (beaucoup) et des combats (répugnants). 
Les lecteurs l’ont commenté : 
« Le livre le plus drôle que j’ai lu depuis bien longtemps ! » Winston Churchill. 
« Un pur chef-d’œuvre ! Mon fils est un génie. » Le papa de Guillaume.


Une histoire totalement « What the fuck », un style déjanté, drôle et captivant, un auteur, je dois l’avouer, sacrément perché. Voilà comment je pourrais résumer Deux zéros et demi. Ce livre c’est 294 pages de plaisir et de douceur. Un petit roman bien sympathique. Un joyeux bordel. Mais ne vous y trompez pas, ce roman est riche.

Riche en personnages. Tous plus déjantés les uns que les autres, et tous plus ou moins débiles – ou naïfs, faudrait pas les vexer. C’est qu’ils ont du répondant ces personnages barrés! Mais rassurez-vous si le barbare Thamer vous écorche, si Jermold le magicien vous lance un sort, ou si Tallia la guerrière parvient à vous toucher, ils n’auront pas fait exprès. Parce qu’en plus d’être naïfs, ils sont maladroits. Deux mains gauches multiplié par trois, et un cerveau à se partager, ça promet. Enfin, si il n’y avait qu’eux… Parce qu’en réalité, c’est l’ensemble des personnages qui mériteraient une chronique. Tous plus fous les uns que les autres, ils sont une source inépuisable de rire et de joie qui filent la bonne humeur.

Riche en vocabulaire. Sous ses airs de roman qui amuse la galerie, Deux Zéros et demi épate aussi par la richesse de ses mots. De toute évidence, l’auteur a su mettre à profit son côté décalé, déjanté, un peu taré aussi, pour nous livrer une histoire des plus originales (et drôles). Si le style surprend à priori, il n’en reste pas moins délicieux. Alors c’est vrai, il faut s’y adapter, c’est du moins le sentiment que j’ai eu. Mais une fois dedans, il est très difficile de lâcher ce nid à jeux de mots, boutades, et fous rire. Respect pour ce monsieur qui, de la première page à la dernière, m’aura au pire fait sourire, au mieux faire marrer.

Riche en rebondissements ! Ah oui, c’est que nos personnages n’ont pas la vie facile, et que le Destin et la Chance, ne sont pas toujours de leur côté. Jamais en réalité. Alors nos compagnons enchaînent les événements inopinés, les situations embarrassantes ainsi que les traquenards. Le lecteur, lui, en attendant, se régale de tout ce qui tombe sur la tête des trois fanfarons. À s’en faire mal au bide. À en pleurer de rire. À en relire certains passages, juste pour rire à nouveau. Et si cette malchance est présente, elle n’est pas exagérée. Parce que trop peu n’aurait pas justifié les pavés à mourir de rire, et que trop serait devenu barbant. On se situe exactement dans le juste milieu qui permet de nous dire « c’est vraiment pas de chance, mais qu’est-ce-que c’est drôle ».

J’aurais voulu que ça dure, encore et encore. J’aurais aimé découvrir pour la première fois ce roman à chaque nouveau chapitre. Et figurez-vous que c’est un peu le cas. Parce que le style, bien qu’abouti, ne se cantonne pas qu’à une seule facette. Non. On rit mais justement parce qu’on ne s’attend jamais à ce qui nous tombe dessus. Entre chaque gag, Guillaume Lecler a su se renouveler pour surprendre son lecteur. Et ça marche tellement bien, qu’on en redemande !

Winston Churchill avait raison : le livre le plus drôle que j’ai lu depuis bien longtemps. C’est qu’il envoie du steak le bousin mine de rien…

Deux zéros et demi

Publicités

Une réflexion sur “Guillaume Lecler – Deux zéros et demi

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s