Brian B. Merrant – Espoir, sors-moi du noir.

510qPC3PocL._SX322_BO1,204,203,200_


Jam est un jeune homme qui ne vit que pour écrire. Son parrain est un ancien auteur solitaire. L’un rêve d’avenir, l’autre se souvient de son amour tragique. Deux destins qui s’entrecroisent autour d’une malle à histoires… Entre espoirs et souvenirs, rêves et réalité, lumière et obscurité.


Note: Cette chronique a été réalisée avant la publication du livre sur Amazon, alors que le roman était encore sujet à être modifié. Disponible gratuitement sur le site Monbestseller, c’est par ce biais que je l’ai lu, et non relu depuis. Ainsi, certaines modifications ont pu avoir lieu, comme ce fût le cas pour le nom de l’auteur et la couverture – mis à jour dans cette chronique.

Mes mains en tremblent encore. Mon coeur bat la chamade. Mon esprit est quelque peu désorienté. Avant toute chose, je dois vous le dire. Ce roman est bien plus qu’un coup de coeur. Il est un coup de poing, une révélation.
J’aurais envie de m’excuser. Auprès de vous, lecteurs, qui posez vos yeux sur ma chronique. Auprès de toi, auteur, qui croisera peut-être mon écrit. Pardonnez la maladresse avec laquelle je vais essayer de traiter cette histoire. Ça ne sera pas facile.

Sur la forme, nous avons affaire à une construction atypique et originale. Si « l’histoire dans l’histoire » me rebute souvent – parce que très compliqué à mettre en place sans se perdre – et bien accrochez-vous, parce que Brian nous offre bien plus. Des histoires, dans l’histoire des personnages, de l’histoire principale. C’est une pyramide d’histoires à différents niveaux qui viennent s’emboîter les unes dans les autres.

L’histoire principale, d’abord. Jamy, un jeune homme de 18 ans désireux de devenir écrivain, dont les parents réfutent, sans possibilité de négociation, ce choix de vie. Il est envoyé chez son parrain – qu’il ne connaît pas – afin d’être remis dans le droit chemin. Si le jeune Jamy est quelque peu perdu et dans l’incompréhension de ce choix, nous, lecteurs, le sommes autant. L’intérêt pour l’intrigue est donc présent, et c’est avec délice que Brian nous dévoile les secrets de ce personnage mystérieux qu’est le parrain.

Le second niveau, lui, s’attaque à l’histoire personnelle des personnages. Ce parrain énigmatique dévoile au compte-goutte tous ses secrets, et rapidement, personnages et lecteurs comprennent pourquoi cet homme pourrait changer le destin de Jamy. Une histoire originale, dont la construction atypique ne fait qu’augmenter l’intérêt et la curiosité du lecteur. Mais qu’a donc vécu cet homme?

Pour une raison qui vous ne connaîtrez que si vous lisez ce roman, votre lecture sera ponctuée de petites histoires courtes, à la manière de nouvelles. Bien loin d’être hors-sujets, ces histoires là déroulent le tapis de mystère qui entoure l’intrigue principale et le personnage du parrain. Une façon très originale de narrer l’histoire d’un vieil homme qui a tout à nous apprendre, sans tomber dans le pompeux ou le moralisateur. Une prouesse qui n’a pas manqué de me séduire.

Brian tient son sujet et sait exactement vers quoi il nous emmène. Jamais il ne m’a perdue, pas une seule seconde, et pourtant, c’était un risque à prendre. Un risque qu’il a pris et qu’il a écrasé avec force, tant le fil conducteur est maîtrisé, l’histoire prenante, les personnages attachants, et l’écriture poétique. Oserais-je dire, parfaite ? Oh que oui !

Pour ceux qui me connaissent un peu, vous savez à présent à quel point un style peut faire la différence. Il est l’élément qui fait passer une histoire de « J’ai bien aimé », à « coup de coeur ». Et là il se trouve que je me suis rendue directement à la case coup de coeur.

J’ai terminé ce roman avec la vue brouillée, les joues mouillées. Ce que je viens de vivre avec Brian et « Espoir, sors-moi du noir » est aussi beau qu’exceptionnel. Une expérience rare en tant que lectrice. Ce roman vous emmène dans un endroit que vous connaissez très bien, mais dont vous ignorez beaucoup de choses: vous-même. Tout ce que vous pensez, avec la certitude d’être dans le vrai, dans le bon ou dans le juste, sera peut-être démoli. Non pas que Brian, ou ses personnages, nous imposent leurs idées, mais bien parce qu’ils nous offrent une autre façon de penser. Quelque chose de plus beau, de plus poétique, de plus nuancé. Oui, peut-être, serez-vous chamboulé, c’est tout le mal que je vous souhaite.

Résumer ce roman revient à le dénaturer. Aucun résumé n’est possible. Il ne se résume pas, tout comme il ne se lit pas. Au pire, il se dévore, au mieux il se vit. C’est un condensé de textes sur la vie, l’amour, la solitude, l’âme soeur. Mais pas que. C’est aussi une histoire dans l’histoire de l’histoire. Concept difficile, mais admirablement bien maîtrisé. C’est également une construction originale fondée sur un concept encore plus difficile, parce qu’abstrait : l’espoir. Enfin, c’est surtout Brian et son talent.

Un style atypique, un ovni dans tout ce que j’ai lu, mais d’une beauté inégalable dans son genre.Vous n’avez jamais lu un truc pareil. C’est certain.

Espoir, sors-moi du noir

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s